Padre Pio s’adresse à l’humanité souffrante
par Ere Nouvelle le 17, août , 2009 à 21 h 41 min
Tu veux savoir comment je m’en suis sorti, et tu aimerais bien savoir si toi aussi, tu vas t’en sortir de la même manière ? Pour chacun, cela se passe différemment, Paul, et ce que je vais te dire ne concerne que ma propre expérience… Donc, lorsque je me suis dépersonnalisé, j’ai réalisé que mes stigmates et la Lumière qui en sortait, que mes miracles, que ma messe, que ma seule présence physique devenaient insupportables à mon entourage et j’aurais préféré mourir, mais le Seigneur m’a laissé la vie et j’ai dû continuer à être un témoin, à rendre témoignage du Dieu vivant, malgré les flèches et les humiliations continuelles.
J’étais comme une sorte d’affiche publicitaire vivante. Parfois, je sentais que l’affiche commençait à jaunir, à se ternir et à se décoller. J’étais prêt à me laisser emporter par le vent, comme ce poète français qui a écrit : « Et je m’en vais au mauvais vent qui m’emporte, de ça de là, pareil à la feuille morte ! », mais, comme il n’y avait pas d’autre affiche, comme il n’y avait pas d’autre feuille de papier disponible, j’ai accepté de continuer à endurer tout cela, quelque temps encore…
Il n’y a pas beaucoup de précurseurs, ni de prophètes, ni de saints sur cette Terre ! S’il y en avait eu davantage à cette époque, je serais mort beaucoup plus jeune, mais j’étais au courant et je l’ai accepté.
Le seul fait de présenter un témoin de Dieu sur une affiche lui attire obligatoirement les crachats et les souillures. Or, j’étais ce témoin et j’étais cette affiche, tout comme le Christ le fut sur sa croix. Lorsque je l’ai compris, j’ai attendu patiemment mon heure. Mon corps continuait à réagir à la souffrance et j’appréhendais sans cesse la venue de nouvelles souffrances, mais rien de tout cela ne m’a été imposé ; j’y ai consenti librement.
Je pleurais parfois à l’avance, sachant ce qui allait m’arriver. Mais j’avais conscience que mon corps faisait partie – comme le tien en fait partie – du corps de la Terre qui lui aussi souffre et gémit chaque fois qu’on l’agresse ou qu’on le meurtrit. J’ai donc tenu bon jusqu’à la fin.
Parfois je souriais, mais le plus souvent je faisais la grimace et j’avais peur, car mon corps a subi cette souffrance jusqu’à mon dernier souffle. Je gardais cependant l’espoir : j’avais constamment en tête que c’était lent et long mais passager, qu’il y aurait une fin et que mes face-à-face avec « le démon » auraient elles aussi une fin, qu’elles n’étaient qu’une manifestation de toutes les forces destructrices qu’il y a actuellement et qu’il y avait déjà à mon époque sur la Terre.
Le plus grand sacrifice, c’est de se retrouver plongé dans le jus sale de l’incarnation terrestre et d’accepter qu’une partie de soi-même doive, pour réussir l’expérience, tremper comme un buvard dans ce liquide brunâtre tout en se laissant consumer par la Force divine. Car ce n’est qu’ainsi que l’on parvient à la « Transmutation ». C’est un peu comme si l’on te disait, Paul, que l’alchimiste doit se plonger lui-même dans la marmite pour que l’expérience réussisse !
Donc, il ne suffit pas d’être un précurseur, toute substance doit être purifiée et sublimée, afin que la Lumière puisse se manifester au cours de l’incarnation. Je n’étais pas un être de Lumière avant de m’incarner, mais je suis devenu un être de Lumière à travers mon incarnation. C’est un peu moins brillant, mais l’important, c’est d’y arriver !
Je vais maintenant vous dire une chose qui vous paraîtra peut-être incongrue, venant de moi, qui ai tant souffert et qui ai accepté cette souffrance, c’est que votre objectif devrait être de ne plus souffrir ! Mais j’ajouterai ceci : ne plus souffrir définitivement, à tout jamais ! Je ne vous incite pas à avoir peur de la souffrance ni à la fuir, mais à vous unir à la Lumière. Celui qui est UN avec la Lumière ne souffre pas, celui qui est redevenu UN avec elle ne souffre plus, c’est fini à tout jamais ! Voilà la véritable Liberté, c’est aussi simple que cela ! Mais pour y parvenir, il faut accepter de subir une super-purge ! »
Padre Pio canalisé par Paul B.
Après avoir prononcé ces paroles, Padre Pio eut comme un geste de lassitude. Il joignit les deux mains vers son visage rayonnant et murmura : « Vous demandez toujours des guérisons, mais Moi je demande que les hommes, les femmes, les enfants et les vieillards deviennent plus confiants, plus joyeux, et qu’ils retrouvent l’Espérance en leur Divinité. » Puis il disparut dans la Lumière.
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